Les 5 erreurs fréquentes à éviter en assurance équine

Souscrire une assurance pour son cheval semble simple en apparence. Pourtant, de nombreux propriétaires et cavaliers commettent des erreurs qui peuvent coûter cher le jour où survient un accident ou une maladie. Comprendre ces pièges courants permet de protéger efficacement son investissement et d’éviter les mauvaises surprises.

axa assurance cheval

Confondre responsabilité civile et assurance santé

La confusion la plus répandue concerne la nature même des garanties souscrites. Beaucoup pensent que leur responsabilité civile privée couvrira les frais vétérinaires de leur monture en cas de maladie ou d’accident. Cette croyance peut avoir des conséquences financières désastreuses.

La responsabilité civile ne prend en charge que les dommages causés par votre cheval à des tiers. Si votre animal renverse un passant ou détruit une clôture, vous êtes protégé. En revanche, si votre cheval se blesse lors d’une sortie, ces frais resteront intégralement à votre charge. Pour couvrir la santé de l’animal lui-même, une garantie spécifique doit être ajoutée au contrat.

Négliger la déclaration précise de l’usage du cheval

Déclarer votre cheval comme monture de loisir alors que vous participez régulièrement à des concours constitue une erreur majeure. Les assureurs différencient clairement les niveaux de risque selon l’activité pratiquée.

Un cheval de compétition subit des contraintes physiques supérieures et présente un risque accru de blessure. Si vous sous-estimez l’usage réel lors de la souscription, l’assureur pourrait refuser d’indemniser un sinistre survenu en compétition. La transparence totale sur l’activité s’impose dès la signature du contrat. Même si cela augmente légèrement la prime, cette honnêteté garantit une protection réelle le jour où vous en aurez besoin.

Ignorer les exclusions de garantie et les délais de carence

Les contrats d’assurance équine comportent systématiquement des exclusions et des délais de carence que peu de souscripteurs prennent le temps de lire attentivement. Ces clauses définissent pourtant les limites exactes de votre protection.

Certaines pathologies préexistantes, les affections chroniques connues avant la souscription, ou les maladies survenant dans les premiers mois suivant la signature peuvent être exclues de la couverture. De même, les accidents liés à une pratique dangereuse non déclarée ou à un défaut d’entretien évident ne seront pas pris en charge. Avant de signer, posez des questions précises à votre assureur sur ces points sensibles.

Les exclusions courantes à vérifier

  • Les pathologies préexistantes connues avant la souscription
  • Les accidents survenus pendant le délai de carence (généralement 30 à 90 jours)
  • Les blessures résultant d’un défaut d’entretien manifeste (ferrure inadaptée, vermifugation négligée)
  • Les sinistres liés à une pratique non déclarée ou interdite par le contrat

Sous-évaluer la valeur vénale de son cheval

Minimiser la valeur de votre cheval pour réduire le montant de la prime représente une économie illusoire. En cas de décès ou de vol, l’indemnisation se calculera sur cette valeur déclarée, bien inférieure à la réalité.

L’assureur peut également exiger une expertise vétérinaire ou consulter les prix du marché pour vérifier la cohérence de votre déclaration. Une sous-évaluation manifeste risque de fragiliser votre dossier et de compliquer les démarches d’indemnisation. À l’inverse, surévaluer artificiellement votre monture ne vous apportera aucun bénéfice, car l’assureur effectuera ses propres vérifications avant tout versement.

Oublier de mettre à jour son contrat

La vie d’un cheval évolue, tout comme les besoins de son propriétaire. Un contrat souscrit pour un poulain de trois ans ne correspond plus forcément à la situation d’un cheval confirmé de huit ans participant à des épreuves nationales.

Informez systématiquement votre assureur de tout changement significatif dans la situation de votre animal. Un déménagement vers une nouvelle écurie, une modification de l’usage (passage du loisir à la compétition), un changement de cavalier régulier ou même l’apparition d’une pathologie chronique doivent être signalés. Ces ajustements permettent d’adapter la couverture et d’éviter les zones grises qui pourraient jouer contre vous lors d’un sinistre. Une mise à jour régulière garantit que votre protection reste cohérente avec votre situation réelle, sans mauvaise surprise au moment crucial.

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