Combien pèse un poney : connaître le poids de votre cheval

Vous vous demandez combien peut peser votre petit compagnon à quatre pattes ? La question du poids des poneys revient souvent, que ce soit pour adapter son alimentation quotidienne, calculer le bon dosage des vermifuges ou encore vérifier que votre enfant n’est pas trop lourd pour monter. Contrairement aux idées reçues, tous les poneys ne font pas le même poids : un Shetland trapu et un élégant Poney Français de Selle n’affichent pas du tout la même corpulence. Comprendre ces différences permet de mieux prendre soin de sa monture et d’éviter les erreurs qui pourraient nuire à sa santé. J’ai personnellement vécu une situation délicate avec un double-poney qui semblait porter difficilement son cavalier : après une pesée, nous avons découvert qu’il pesait moins que prévu pour sa taille.

Qu’est-ce qu’un poney et quelles sont ses catégories

Selon la Fédération Équestre Internationale, un poney désigne tous les équidés mesurant moins de 1m48 au garrot. Cette définition permet de classer ces chevaux miniatures en quatre catégories distinctes, chacune correspondant à une tranche de hauteur précise.

La catégorie A regroupe les plus petits spécimens, mesurant moins de 1,07 m. La catégorie B englobe les poneys entre 1,08 m et 1,30 m. La catégorie C concerne les individus de 1,31 m à 1,40 m. Enfin, la catégorie D, souvent appelée double-poney, rassemble les équidés de 1,41 m à 1,48 m, ces derniers étant particulièrement appréciés pour les compétitions juniors.

Cette classification n’est pas qu’administrative : elle impacte directement le poids de l’animal et sa capacité à porter des charges. Les double-poneys, plus proches de la limite avec les chevaux, présentent généralement une masse corporelle supérieure aux petits modèles.

Les fourchettes de poids selon les races

Le poids moyen d’un poney oscille généralement entre 150 et 300 kg, mais cette estimation varie considérablement selon la race et le gabarit. Les double-poneys pèsent en moyenne entre 350 et 400 kg, tandis que les Shetlands, véritables boules de muscles, affichent seulement 150 à 200 kg sur la balance.

Les Poneys Welsh présentent une amplitude importante, de 200 à 450 kg selon leur type. Le Poney Français de Selle, qui constitue davantage un regroupement qu’une race au type fixe, pèse environ 300 kg pour un modèle standard, mais peut atteindre 430 kg pour les formats les plus développés. J’ai récemment pesé un PFS de 1m48 sur la balance d’un centre équestre : il affichait 408 kg, ce qui correspondait parfaitement à son allure athlétique.

Race Poids moyen
Shetland 150-200 kg
Poney Welsh 200-450 kg
Poney Français de Selle 300-430 kg
Islandais 300-450 kg
Fjord 400-500 kg
Haflinger 380-450 kg
Mérens 400 kg

Plusieurs facteurs expliquent ces écarts au sein d’une même race. Le sexe joue un rôle déterminant : les juments sont généralement plus légères de 50 à 100 kg que les étalons. L’âge, la morphologie, le mode de vie et l’alimentation influencent également la masse corporelle. Un poney vivant au pré présentera souvent un ventre plus volumineux qu’un congénère vivant au box, sans pour autant être en surpoids. À la naissance, un poulain pèse environ 10 % du poids de sa mère : un jeune Shetland naît donc autour de 18 kg.

Pourquoi connaître le poids exact de sa monture

Peser son poney n’est pas un simple exercice de curiosité. Cette information détermine la quantité journalière d’aliments à distribuer, car la ration se calcule selon la règle de 1,5 kg de fourrage minimum pour 100 kg de poids corporel. Une estimation approximative peut conduire à la sous-alimentation ou au surpoids de l’animal.

Le dosage des vermifuges et médicaments dépend directement de cette donnée. Une erreur de calcul peut rendre le traitement inefficace ou provoquer un surdosage dangereux. Lors d’un événement équestre, j’ai constaté qu’une propriétaire avait largement sous-estimé le poids de son Connemara : elle lui administrait une dose insuffisante d’antiparasitaire depuis des mois.

Connaître le poids permet également de choisir un van adapté en respectant le PTAC et de calculer le ratio cavalier-monture. Ce dernier point est crucial : le poids du cavalier ne devrait idéalement pas dépasser 10 % du poids du poney. Jusqu’à 15 %, le ratio reste satisfaisant, mais au-delà de 20 %, des risques réels pour le physique de l’animal apparaissent.

Pour estimer le poids sans balance, plusieurs méthodes existent :

  • La formule barymétrique utilisant le périmètre thoracique et la hauteur au garrot
  • Le ruban barymétrique, accessible pour quelques euros en sellerie
  • La pesée sur balance agricole ou vétérinaire, méthode la plus précise

La formule pour les poneys de plus de 1 m s’exprime ainsi : PV (en kg) = 3,56 x HG + 3,65 x PT – 714,66, avec une marge d’erreur de plus ou moins 21 kg. Les mesures doivent être prises avec l’animal debout bien droit, les quatre membres posés au sol.

Adapter la charge pour préserver sa santé

La capacité d’un poney à porter un cavalier ne dépend pas uniquement de son poids. Un cavalier expérimenté et lourd sera plus facile à porter qu’un débutant léger, grâce à sa douceur dans les demandes et son assiette aérienne. Néanmoins, certaines races comme le New Forest ou le Haflinger possèdent un dos court et un format compact permettant de porter des adultes sans difficulté.

Lorsque la charge est excessive, plusieurs symptômes apparaissent : essoufflement accru pendant les exercices, élévation de la fréquence cardiaque, augmentation de la température corporelle et raideur musculaire après l’effort. Ces signes peuvent évoluer vers des douleurs au niveau des membres et du dos, voire provoquer des boiteries et des séquelles physiques à long terme. En saut d’obstacles, l’amplitude et la hauteur des sauts diminuent nettement lorsque le poney porte une charge inadaptée.

Pour les poneys en surpoids, plusieurs solutions permettent de retrouver une condition physique optimale. Il convient d’arrêter les concentrés et produits sucrés, de privilégier une alimentation riche en fibres avec du foin fibreux, et d’augmenter progressivement l’activité sportive. Réduire l’accès au pâturage d’herbe fraîche aide également, mais il ne faut jamais supprimer totalement le fourrage. Le Shetland, malgré sa petite taille, possède le meilleur rapport puissance-taille et peut théoriquement porter jusqu’à deux fois son poids, bien que cette pratique soit déconseillée pour sa santé.

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